C’est le prix Nobel d’économie Paul Krugman qui le rappelle avec ironie. Le soleil et le vent sont indépendants des tensions géopolitiques. Certes, la grande majorité des panneaux solaires installés en Europe viennent d’Asie par conteneurs mais cette dépendance est ponctuelle. Une fois installés, ces panneaux produisent, pendant 25 ans et plus, de l’électricité « renouvelable », au sens originel du mot. Le soleil, ou le vent, sont renouvelés chaque jour, à la différence du pétrole ou du gaz (et de l’uranium) qui nécessitent un flux continu d’approvisionnement. Et la baisse rapide du prix des batteries va faciliter le stockage pour absorber la consommation d’électricité lors du pic en soirée.
Donner la priorité aux énergies renouvelables, l’Espagne l’a fait. Elle produit aujourd’hui plus de 55 % d’électricité d’origine renouvelable. « En cas de crise, les consommateurs espagnols sont moins exposés aux fluctuations des prix de l’électricité » (José María González Moya, Reporterre, O2/04/26). C’est tout l’inverse en Italie. Giorgia Meloni y a fait le choix idéologique de privilégier les fossiles, les factures d’énergie explosent.
