Après le PLUi, le beau temps ?

Depuis le début de la réflexion sur le futur Plan Local d’Urbanisme intercommunal du Grand Figeac, CéléWatt a cherché à convaincre les élus 

– que les petits parcs photovoltaïques au sol sont compatibles avec une gestion respectueuse de l’environnement ;

– que la législation nationale encadre déjà bien leur développement ;

–  que leur emplacement est fortement lié à la proximité de points de raccordement qui peuvent être déplacés au fil des développements d’un secteur urbanisé ;

– qu’il n’est donc pas judicieux d’ajouter des règles spécifiques ou d’établir des zonages locaux restreignant l’implantation des parcs « villageois » (à la différence des grands parcs).

CéléWatt a rencontré à plusieurs reprises élus et techniciens en charge de ce dossier, en proposant son expertise en droit de l’énergie et de l’environnement.

Nous continuerons à défendre cette approche pragmatique (et sans coût) jusqu’à l’adoption finale du PLUi.

Et ce projet de 3ème parc ?

Il est toujours… à l’état de projet mais l’équipe CéléWatt y travaille ardemment. Déjà plus d’une dizaine de sites potentiels ont été étudiés, dont plusieurs sont aujourd’hui passés au peigne fin pour voir s’ils respectent nos critères techniques (bonne orientation, ombrage limité…), économiques (pas trop loin d’un point de raccordement au réseau) et éthiques (ne pas nuire à une activité agricole existante, ne pas participer à l’inflation du prix des terres…).

En attendant de pouvoir annoncer le site choisi pour ce troisième parc, CéléWatt se réjouit de voir d’autres petits parcs citoyens éclore dans le Lot, autour de Cahors, avec la nouvelle Scic Fil d’Ohm, et autour de Lacapelle-Cabanac et Mauroux, avec l’Association Autonomie énergétique du Plateau. Nous avions accueilli ces deux porteurs de projets sur nos parcs.

Vous avez dit ‘upgrading’ ?

Après des mois de plaidoyer, et une demande collective des 4 parlementaires lotois initiée par CéléWatt, le gouvernement a enfin mis à jour le seuil d’autorisation pour les petits parcs photovoltaïques sur simple déclaration de travaux. La limite de 250 kWc (soit 1 000 panneaux de 250 Wc il y a quelques années) a été portée à 300 kWc.

C’est un progrès timide (les panneaux d’aujourd’hui sont des 400 Wc) mais qui ouvre la possibilité d »upgrader” nos parcs de Brengues et Carayac, en clair de rajouter quelques panneaux de façon à se rapprocher du nouveau seuil de 300 kWc.

Encore faut-il qu’il reste assez de place sans ombre sur nos parcelles, que l’installation de ces panneaux soit économiquement justifiée et qu’Enercoop soit acheteur des kWh (au cours actuel de l’électricité, le doute est faible…)

CéléWatt vient de confier cette étude à Mécojit, notre partenaire installateur. Réponse dans quelques semaines…

Une citerne pour tous

Le parc de Carayac ne fait pas que produire de l’électricité (500 000 kWh depuis son démarrage en mai 2021)… il permet également de mieux assurer la sécurité des personnes et des habitations voisines.

A cet effet, CéléWatt a financé et installé une réserve incendie de 60 m³ permettant au Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) d’intervenir rapidement sur place.

Le raccordement de la réserve au réseau d’eau a, lui, été financé par la commune de Carayac. En cas d’intervention des pompiers, ils pourront augmenter leur capacité d’action grâce à un remplissage complémentaire simultané de la citerne.

Pour concrétiser ce partenariat, Léa GUERRIERI, maire de Carayac, et Philippe BAGREAUX, vice-président de CéléWatt, ont signé fin septembre une convention de mise à disposition de la citerne pour la défense incendie publique.

In-dé-pen-dants

Il y eut d’abord le Covid avec son cortège de travaux et de maintenance reportés dans les centrales nucléaires pour manque de personnel disponible ; puis la guerre en Ukraine avec la fermeture progressive des robinets de gaz ; enfin la sécheresse qui a réduit la production des barrages et conduit à l’arrêt de réacteurs, faute d’eau pour les refroidir.

Et pendant ce temps, à Brengues, à Carayac et partout ailleurs en Europe, les installations photovoltaïques produisaient, seules, sans besoin de surveillance au quotidien, sans nécessitée de minerai à importer, sans déchets dangereux à traiter ou exporter.

Certes, l’indépendance n’est pas totale (les panneaux ont été importés d’Asie), mais une fois en production, le soleil fournit l’énergie, l’air refroidit les panneaux… et nos parcs produisent “comme des grands”. Puissent nos élus s’en souvenir au moment de programmer notre futur énergétique.

AG 2022, le retour de la convivialité

L’Assemblée Générale de la SCIC s’est tenue le 14 mai au Poux del Mas, dans la grange, magnifique et fonctionnelle, de Gervaise et Denis Pradines. Merci à eux pour cet accueil confortable et attentionné, crêpes comprises, ainsi qu’à toute l’équipe d’organisation, coordonnée cette année par Jacques Thébaud.

Ce retour du présentiel, après deux ans d’absence pour cause de pandémie, a permis aux 32 sociétaires présent.es, de visiter ensuite le parc de Carayac, en production depuis juste un an.

Auparavant, 234 sociétaires avaient voté en ligne. Avec les votes en séance, ce sont 248 voix qui ont approuvé l’ensemble des résolutions proposées, soit 47 % de votants, pour un quorum fixé statutairement à 25 %.

Pour les prochains mois, le Conseil d’administration va poursuivre la sélection d’un site pour un troisième parc et proposer d’impliquer les sociétaires sur une diversité d’activités (stands, travaux pratiques sur les parcs, réunions publiques…).2

Histoire de Bêtes

Louis Pergaud, auteur de « La guerre des boutons », avait ainsi sous-titré son premier recueil de nouvelles, « De Goupil à Margot », prix Goncourt en 1910.

Grâce au Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, CéléWatt a pu installer deux pièges photographiques pour mieux connaître la vie animale sur le parc de Carayac.

Les clichés montrent la vie diurne et nocturne du troupeau de brebis, installé pour quelques jours mais ont aussi surpris un renard en maraude et quelques oiseaux visitant les supports du parc en bois brut.

Les deux pics, qui tambourinaient bruyamment en début du printemps, semblent quant à eux avoir trouvé meilleur lieu à leur convenance.

Les orchidées de Brengues montrent la voie

Le photovoltaïque au sol reste objet de débat. Il artificialiserait les sols, concurrencerait l’agriculture et nuirait à la biodiversité. Une analyse proche du terrain amène à nuancer.

En développant un parc villageois sur un bout de causse abandonné par l’élevage, CéléWatt a voulu concilier solaire et biodiversité, en suivant les conseils des naturalistes du PNR des Causses du Quercy. Et le pari est en passe d’être gagné !

Artificialisation minime, retour de quelques brebis et, fin avril, déjà 6 espèces d’orchidées fleurissant entre les panneaux du parc de Brengues comme sur les pelouses sèches environnantes.


Les 520 sociétaires CéléWatt ont fait un bon investissement : doublement vert !

Elles étaient 51 à découvrir le parc…

Baptiste, jeune éleveur de 26 ans, a repris la ferme familiale de Carayac au décès de son père. Sociétaire de CéléWatt, il a accepté d’entretenir avec ses brebis un parc atypique : sur supports en bois brut et avec une garde au sol réduite.

Lundi 21 mars, les bénévoles de CéléWatt, menés par Baptiste et Denis, lui aussi berger et sociétaire, ont guidé 51 brebis vers le parc à travers routes et chemins. Dés leur arrivée, elles ont parcouru le parc et vite commencé à brouter.

6 jours après, il n’y a plus rien … tout est tondu. La végétation est rase, le bas des poteaux hors d’humidité et sans ombre. A nouveau, les volontaires, par une belle après-midi, les ont guidé vers une nouvelle parcelle à 3 km.

Les brebis reviendront dès la repousse, d’ici quelques semaines, pour entretenir le parc en combinant en bonne intelligence production agricole et d’énergie.

Energies citoyennes et géopolitique

Ressources quasi inépuisables, très faibles émissions de CO2, très peu de déchets, disponibilité dans tous les pays… on connaît les qualités des énergies renouvelables, d’autant plus si elles sont développées par des communautés citoyennes locales. Mais il en est une autre que la tragédie en Ukraine souligne dramatiquement : la non-dépendance de régimes autocratiques.

Il faut, certes, importer des minerais ou des composants pour créer des parcs solaires ou éoliens mais une fois en place, ces installations fonctionnent seules pendant des décennies. Pas de gaz à importer de Russie, d’uranium du Kazakhstan ou de pétrole d’Arabie saoudite. Pas non plus d’uranium de retraitement (URT) issu de nos centrales nucléaires à envoyer en Sibérie.

 Plus que jamais, solidarité internationale et énergies citoyennes vont de pair.