Le Carayac nouveau va arriver

Cette fois-ci, tout est prêt. Enedis a confirmé cet été la faisabilité, technique et économique, du raccordement pour les 50 kWc complémentaires qui seront installés, au sein même du parc existant.

Mécojit installera donc cet automne quelques tables de panneaux supplémentaires dans la partie basse du terrain, derrière la haie en bordure de route. Entre temps, CéléWatt a consulté un acousticien pour voir comment étouffer le léger sifflement issu d’un onduleur (via un coffrage bois suspendu aux supports, donc toujours sans artificialisation du sol).

Objectif : injecter les premiers kWh additionnels d’ici la fin de l’année.

La boucle sera ainsi bouclée : après avoir initié le plaidoyer politique pour rehausser la puissance autorisée des petits parcs au sol pour suivre l’évolution technique des panneaux, CéléWatt concrétise en alignant la puissance de Carayac sur le nouveau seuil de 300 kWc .

Premier grand lavage à Brengues

Au fil du temps, la poussière (pollution, pollen, sable apporté par les vents du sud…) s’accumule sur les panneaux solaires  et réduit leur efficacité. Laver les panneaux est donc indispensable pour maintenir leur pleine productivité.

Mais ce lavage a un coût, à comparer au sursaut de production qu’il génère. On ne lave donc pas aussi fréquemment un parc qui vend le kWh à 7 ou 10 c€ qu’une installation en toiture, qui avait souscrit un contrat d’obligation d’achat à 30 c€.

Depuis 4 ans, l’équipe CéléWatt guettait donc la performance du parc de Brengues… et l’encrassement des panneaux. Ce printemps, après 5 ans de production, l’évidence était là, il fallait investir dans un bon lavage.

C’est l’équipe spécialisée Photovoltaïque Fermes de Figeac qui a réalisé l’opération en début d’été, avec un robot adapté.

Nous surveillons maintenant les courbes de production mensuelles pour les comparer avec le productible attendu pour évaluer « l’effet lavage »… et estimer quand sera venu l’optimum économique pour laver les panneaux de Carayac.

Finalement, ce sera + 50 ?

A Brengues, CéléWatt a renoncé à ajouter des panneaux à son parc existant comme le permettrait le nouveau seuil administratif, porté à 300 kWc. Le coût serait trop élevé et la production, contrainte par un grand arbre sur une parcelle voisine, trop limitée pour couvrir les frais au tarif d’achat proposé.

A Carayac par contre, la nouvelle étude conduite par Mécojit a permis de porter de 40 à 50 kWc l’extension possible du parc au sein de la même parcelle. La Déclaration préalable de travaux (DP), déposée par CéléWatt, a été validée par le pôle EnR du Lot. Reste à connaître le chiffrage du raccordement par Enedis, prévu pour cet été, pour prendre la décision finale d’extension et compléter le contrat de vente sur 25 ans à Enercoop.

Quant au projet de troisième parc, les contacts et visites de parcelles se poursuivent… il reste encore un peu (!) de travail aux bénévoles de CéléWatt pour lever toutes les incertitudes et pouvoir annoncer sur quelle commune se concentrera l’attention.

Brengues, première commune sociétaire

La commune de Brengues, siège du premier parc solaire de CéléWatt, avait déjà délibéré au lancement du projet pour souscrire 5 parts de la Scic… mais le contrôle de légalité de la Préfecture avait refusé cette délibération. Motif invoqué : la compétence “énergie” étant transférée au Grand Figeac, la commune n’a plus vocation à investir dans une installation de production d’énergie renouvelable.

Aidée par CéléWatt et avec les conseils des services de l’État, la commune a donc revu sa motivation. Objectif : permettre que commune et communauté de communes puissent investir conjointement dans la transition énergétique. C’est désormais chose faite !

CéléWatt se réjouit d’accueillir Brengues à son sociétariat… et se tient prête à conseiller les autres communes qui souhaiteront prendre des parts dans “leur” coopérative citoyenne locale.

Des arbres et des panneaux

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Le calcul a été fait par Cédric Philibert, chercheur associé à l’Ifri et à Observ’er, à propos d’un projet de parc au sol dans la forêt landaise. Un hectare d’arbres, en phase de croissance, capte 7 à 8 tonnes de CO2 par an. Remplacé par des panneaux photovoltaïques, ce même hectare “coûte” une empreinte carbone pour la fabrication et le transport de ces panneaux et de leur supports. Mais il évite les émissions de CO2 de la source d’énergie fossile (gaz ou carburants) qu’il permet de remplacer par de l’électricité. Accessoirement, il permet l’installation d’une prairie qui, elle aussi, va fixer du CO2.

Au final, c’est un bilan positif de “50 à 700 tonnes de CO2 par hectare” selon cet article publié par le Journal du photovoltaïque.

Qu’en conclure ? Que la valeur de certains arbres, en termes de biodiversité ou de paysage, notamment des vieux arbres hébergeant une faune très spécifique, est telle qu’ils doivent absolument être protégés. Mais qu’ailleurs, préserver des arbres “parce qu’ils captent beaucoup de CO2”, c’est oublier que leur remplacement par des panneaux PV permet d’en économiser beaucoup plus en évitant les émissions liées au carburants fossiles.

Une gouvernance renouvelée

Élue par le Conseil d’administration en mai, Timothée HERVE est la nouvelle présidente de la coopérative. Elle prend le relais de Bertrand DELPEUCH, président de la Scic depuis sa création il y a 6 ans. Bernard BONNET lui succède en tant que nouveau directeur général bénévole .

Marianne MULDERS devient vice-présidente en charge des Finances, Philippe BAGREAUX et Jean-Luc VALLET sont reconduits en tant que vice-présidents “Ingénierie” et “Relations avec les élus” et Bertrand DELPEUCH est le nouveau vice-président “Développement”.

Thierry BERTHELIN, Sarah MIGNON et Léa MOULARD sont les nouveaux membres élu.es au Conseil.

Vous trouverez, sur la page dédiée du site, la présentation de tou.tes les membres du CA et celle des personnes ressources ainsi que les déclarations d’intérêt transmises par chaque élu.e.

Une bien belle Assemblée Générale

Avant l’AG, déjà plus de 250 votants en ligne et de nombreux messages encourageants laissés par les sociétaires (le « soleil d’or » de l’humour étant décerné à « je suis Total-ment CéléWatt« )…

Pendant l’AG, une présentation des rapports rythmée à plusieurs voix et le renouvellement, pour moitié, d’un CA féminisé et rajeuni…

Après l’AG, l’apéro concert avec le duo de jazz Swing Forty Six (on vous les recommande) !

Une belle dynamique « céléwattienne » flottait dans l’air ce samedi 15 avril à Carayac, encouragée par le lancement, dès cet automne, de l’extension du parc pour y passer de 250 kWc à 300 kWc et la recherche, toujours active, d’un site pour le 3ème parc.

D’ici là, n’hésitez pas à rejoindre ou proposer à vos ami.es de rejoindre à leur tour la coopérative. L’AG a fixé l’objectif : être 700 citoyens coopérateurs fin 2024 !

En 2022, nous avons…

… produit notre 2 000 000ème kWh d’électricité verte, locale et citoyenne

 … entendu 2 pics tester intensément l’acoustique remarquable (pour eux) de nos panneaux sur supports bois

 … échangé avec une dizaine d’autres groupes, porteurs de projets citoyens en Occitanie ou Nouvelle Aquitaine

 … accueilli à 4 reprises les 60 brebis de Baptiste autour (et sous) les panneaux du parc de Carayac

 … noté avec plaisir que le gouvernement avait décidé de concrétiser une demande de CéléWatt, soutenue par les 4 parlementaires du Lot, en portant de 250 à 300 kWc la puissance installable sans longues études.

En 2023, nous espérons…

… augmenter notre production en portant la puissance de nos deux parcs déjà en production à 290 kWc

… déposer une demande pour installer un troisième parc villageois, bien inséré dans son environnement

… réaliser une belle installation pédagogique symbolique de nos paysages du XXI siècle (mais chut, c’est encore une surprise).

BONNES FÊTES, SOLAIRES ET SOLIDAIRES

Un beau stand à la Foire bio

C’est avec un plaisir retrouvé que les administrateurs de CéléWatt ont rencontré sociétaires et visiteurs de passage dans les allées de la Foire bio de Figeac, de retour après l’interruption Covid. L’occasion de discuter du contexte énergétique, des projets de la coopérative…. et de souscrire de nouvelles parts sociales. A fin 2022, CéléWatt devrait compter 540 sociétaires et 384 000 euros de capital social.

Nouveauté cette année, la belle maquette de panneaux sur supports bois, réalisée par deux sociétaires, Jacques Thébaud et Paul Jumaucourt. Tout y est, de la led verte quand les panneaux produisent jusqu’aux brebis sous les poteaux.

On se retrouve en 2023 pour développer encore nos énergies renouvelables, locales et citoyennes !

Maquette de panneaux sur supports bois, procédé Mécowood.

Pilotable et Prévisible sont dans un bateau…

Pilotable X tombe à l’eau (ou manque d’eau pour refroidir ses installations, ou prend du retard dans sa construction, ou ne reçoit plus de combustible du Niger ou ne peut plus envoyer son combustible à retraiter en Russie ou se fissure ou…).

Qui reste-t-il ? Prévisible !

Certes, Prévisible Solaire est intermittent, ne produit pas la nuit et produit moins en hiver. Mais avec ses sœurs Prévisible Éolienne et Prévisible Hydraulique, il assure une production indépendante des flux mondiaux de combustibles (et de leurs soubresauts), complémentaire au fil des heures et prévisible sur de longues années.

« Gouverner, c’est prévoir » Émile de Girardin