Souvent temps varie…

« Été pourri, bonus évanoui » : ce dicton céléwattien résume bien l’année solaire 2021. Malgré un printemps bien ensoleillé, difficile de rattraper un deuxième semestre maussade, avec 5 mois sur 6 sous la moyenne d’ensoleillement attendue. Résultat, la production 2021 est la moins bonne à Brengues depuis la création du parc en 2018.
 
Rien de dramatique pour autant, avec 323 000 kWh produits, le parc a bien atteint son objectif ; seulement il n’y aura pas cette année de bonus (la production au-delà de 330 000 kWc) à offrir à Énergie solidaire.

Clin d’œil du soleil : l’année 2022 démarre très bien avec un ensoleillement record, à Brengues comme à Carayac. C’est l’atout majeur des énergies renouvelables : l’ensoleillement ou le vent sont imprévisibles à court terme mais très prévisibles, à long terme. Juste ce qu’il faut pour imaginer des projets citoyens qui calculent une rentabilité raisonnable sur 25 ans, loin des imprévus de marchés mondialisés.
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« Un terrain doit-il être constructible pour y installer un petit parc solaire ? »

Non, il n’est pas nécessaire qu’un terrain soit constructible pour pouvoir y implanter un petit parc solaire.

Dès lors qu’une installation de production d’électricité injecte sur le réseau, elle est considérée comme une « installation nécessaire à des équipements collectifs ». A ce titre, elle bénéficie de l’exceptionnelle possibilité de pouvoir être implantée hors zone constructible, notamment dans les zones agricoles, naturelles ou forestières.

Bien sûr, pour pouvoir le faire, il y a plusieurs conditions à respecter . Ce sont les services de l’État (dans le Lot, le pôle EnR de la DDT) qui les vérifient lors de la demande d’implantation. L’installation :

– ne doit pas être incompatible avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain ;

 – ne doit pas porter atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.

A CéléWatt, nous sommes vigilants sur ces deux enjeux lorsque nous envisageons un nouveau projet. A Brengues, sur un terrain auparavant en friche, l’entretien est réalisé par des brebis, la clôture est de type agricole (poteaux en bois, grillage «à moutons ») et la biodiversité suivie par le Parc naturel régional des Causses du Quercy. Ce sont ces petits détails qui font la bonne intégration des projets !

(Vraiment) Citoyen avec Énergie Partagée

 Autre label, autre démarche mais dans le même esprit : clarifier une notion populaire, l’énergie citoyenne, en démêlant l’authentique du « citizenwashing ».

La Boussole, développée par le réseau national Énergie partagée, évalue 12 critères quant à l’intérêt territorial du projet, sa dynamique locale, son financement éthique, sa gouvernance partagée…

CéléWatt, qui copréside l’association régionale ECLR membre d’Énergie partagée, a contribué à la réflexion sur ces critères et se réjouit d’être l’un des 142 producteurs citoyens titulaires de ce nouveau label-qualité.

(Vraiment) Vert avec VertVolt

De l’électricité verte, tous les fournisseurs ou presque en promettent. Mais comment s’y retrouver ?

L’Ademe lance une nouvelle labellisation. Avec VertVolt « choix engagé », les consommateurs sont sûrs d’acheter une énergie renouvelable produite en France auprès d’un fournisseur qui s’engage aussi à sensibiliser à la maîtrise de l’énergie. Et avec VertVolt « choix très engagé », 25 % de l’électricité vient d’installations récentes, sans soutien public et à gouvernance associant des citoyens ou collectivités locales.

CéléWatt est fière de vendre ses kWh à Enercoop, le seul fournisseur parmi les premiers labellisés VertVolt à avoir le niveau « très engagé » sans recours au nucléaire.

« Un approvisionnement 100 % renouvelable est-il techniquement faisable ? »

L’électricité se distribue très vite mais se stocke difficilement. Il faut donc pouvoir en fournir à tout moment autant qu’il s’en consomme et ce, en intégrant les variations sur l’année (été/hiver) comme sur la journée (jour/nuit). Or si certaines sources d’énergie sont pilotables (en réglant les vannes d’un barrage par exemple), d’autres, comme l’éolien ou le solaire, ne le sont pas.

 Du coup, si ces renouvelables non pilotables deviennent majoritaires, comment assurer un approvisionnement fiable pour tous ? En décalant dans le temps une partie de la production (via le stockage de l’énergie ) et une partie de la consommation (via le « pilotage » de la demande) répond l’association négaWatt sur le site Décrypter l’énergie.

 Son argumentaire est technique mais les solutions sont là, multiples et combinables (barrages, stations de transfert par pompage, power to gas… pour le stockage ) et, surtout, validées par le réseau des gestionnaires de transport d’électricité, dont RTE pour la France.

Il n’y a pas que la bougie pour palier aux variations de l’ensoleillement !

Un été mitigé

2018, 2019, 2020… nous avions pris l’habitude d’étés très ensoleillés et de très belles productions pour le parc de Brengues. L’été 2021 nous a ramené au principe même des statistiques : après 3 années au-dessus de la moyenne, vient le moment de passer en dessous.

En juillet, le parc de Brengues a produit 5 % de moins que la moyenne de référence ; il avait produit 20 % de plus en 2018, année la plus ensoleillée. Août est aussi légèrement à la traîne.

Mais ce printemps, avril notamment, avait été très généreux. Ceci compensant cela, l’année 2021 pourrait être satisfaisante à Brengues.

Quant au parc de Carayac, mis en service le 23 avril, il est bien sûr trop tôt pour faire un bilan.

NOUVEAU : le site de CéléWatt permet désormais de suivre au jour le jour la production de la coopérative grâce au logiciel Epices.

Petits mais vaillants

C’est une étude espagnole, repérée par le blog de Tecsol, qui le confirme : les petits parcs solaires sont ceux « qui font baisser la facture d’électricité ». Contre-intuitif ?
A première vue oui puisque les parcs de plusieurs dizaines, voire centaines de MWh (et d’hectares) bénéficient d’économies d’échelle sur leurs coûts d’installation.
Sauf que leurs kWh ne sont pas consommés sur place. Il leur faut transiter via des lignes très haute tension. « Dans ce processus d’élévation/abaissement de la tension et de son transport, jusqu’à 15 % de l’énergie est perdue, et couplée à une augmentation considérable des coûts de compensation des réseaux ». A l’inverse, les petits parcs (250 kWc, type CéléWatt) ou les parcs moyens (quelques MWh) utilisent principalement la moyenne tension pour une consommation locale, évitant les pertes de transport longue distance.La transition énergétique oblige à combiner formats et sources d’énergies renouvelables.
Les petits parcs solaires y ont toute leur place.
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25 % au lieu de 18 %, le bon moment pour souscrire

CéléWatt vend ses kWh directement à Enercoop, sans soutien public au prix. Du coup, notre coopérative est éligible au dispositif « Madelin » qui permet une réduction d’impôt sur le revenu, traditionnellement égale à 18 % du montant investi en parts sociales.

L’été dernier, le gouvernement avait porté ce taux à 25 % pour relancer l’activité affectée par la pandémie de Covid. Ce taux exceptionnel vient d’être renouvelé pour tout achat de parts effectué entre le 9 mai et le 31 décembre  2021.

A titre d’exemple, acheter 5 parts à 100 euros autorise une économie de 125 €, sous réserve de garder ces parts au moins 5 ans (et beaucoup plus si affinités avec le projet citoyen de CéléWatt).

Dis-moi d’où tu viens

C’est l’initiative des Assises du climat qui nous le rappelle. Les émissions directes des ménages, chauffage et déplacements notamment, représentent moins de 20 % de notre empreinte écologique. L’essentiel vient de biens et services achetés hors d’Europe, transformés en produits finis puis vendus ici.

Les bénéficiaires finaux, nous les « ménages », avons donc un rôle en reconsidérant nos besoins et nos approvisionnements.

Ainsi, d’un mode d’agriculture à un autre, c’est un facteur de 1 à 10 qui est en cause en terme de réchauffement.

Voilà pourquoi à CéléWatt nous aimons bien associer l’idée d’une énergie renouvelable, locale et citoyenne à une agriculture biologique, locale et paysanne. Utiliser des poteaux en chênes du causse en remplacement de supports en acier « globe trotter » et produire sur de petits parcs à l’échelle de nos communes rurales pour limiter, là où c’est possible, les 7 à 10 % de kWh perdus lors de transports à longue distance.

Tout nouveau, tout beau

De passage à Carayac, au lieu-dit Mareins-bas, ne manquez pas l’occasion de tomber… sur le panneau !

Car il est bien beau, ce panneau composé à partir des dessins de soleil envoyés par une vingtaine d’enfants, tous sociétaires de CéléWatt : une information plus gaie que les panneaux d’affichage habituels pour un parc plus original que ses homologues traditionnels. Ici, les supports métalliques ont été remplacés par des supports en bois, les alignements militaires de panneaux par une petite divergence d’orientation et les investisseurs anonymes par 500 citoyens coopérateurs.

L’équipe CéléWatt vous donne, dès maintenant, rendez-vous pour une inauguration collective le samedi 2 octobre. En comptant sur un contexte sanitaire bienveillant qui nous permette, enfin, de se retrouver nombreux pour fêter ensemble notre beau parc et son beau panneau…