Parc de Carayac : le chantier avance bien

Interrompu quelques jours pour cause de terrain détrempé, le chantier du parc de Carayac a repris avec la fin du montage des supports. Une belle forêt de poteaux en chêne est désormais prête à porter les 746 panneaux que les électriciens connecteront ensuite entre eux et aux onduleurs.

Le chantier pour Enedis avance lui aussi. L’emplacement dédié est prêt pour accueillir le transformateur. Sauf imprévu, le raccordement au réseau est programmé pour le début de l’an prochain. Les premiers kWh produits sur supports bois et vendus à Enercoop récompenseront plusieurs mois d’efforts des équipes de Mécojit pour mettre au point cette innovation « verte ».

Solar park built on rough wooden structures in France

La lettre professionnelle pv magazine consacre un bel article à notre parc sur support bois en cours de montage à Carayac, sous la plume de Gwénaëlle Deboutte.

A lire ici en français et disponible aussi en anglais, en allemand et en espagnol. Le soleil rayonne sans frontières !

Une belle optimisation de l’emploi local

Avec son second parc, CéléWatt poursuit son objectif de privilégier l’emploi local et franchit une nouvelle étape avec une structure portante en bois brut.

Depuis la signature du bail de location du terrain, à l’office notarial de Cajarc, jusqu’au montage des tables solaires par l’entreprise Ecosolaire de Mauriac, une dizaine d’entreprises locales auront participé au chantier.

Le bureau de géomètres Gétude, de Capdenac-Gare, l’entreprise de terrassement Imbert, de Fontanes, et celle de clôture agricole Agriforêt, de Cadrieu, ont préparé le site pour l’implantation du parc. Mécojit, à Capdenac-Gare, a conçu puis testé le procédé innovant de supports bois MecoWood avec Axol, de Rodez, pour l’étude géotechnique, AFB, de Viviez, pour la fabrication des platines de fixations au sol et Le petit chêne noir pour fournir les montants en chênes du causse, coupés à Cabrerets. CéléWatt a animé la communication autour du projet avec la participation de Mécojit et de ses deux agences partenaires, En quête de sens , de Figeac, et Newmask film, de Capdenac-Gare.

Reste la fabrication des panneaux photovoltaïques. Ceux posés à Carayac viennent d’ Asie (comme la plupart de nos téléphones portables…), les pays européens n’ayant pas suffisamment investi dans cette filière pour en suivre le développement rapide ces dernières années. L’assemblage des panneaux, très robotisé, ne pèse cependant que peu en heures de travail.

Cerise sur le gâteau, choisir des supports en bois local au lieu de poteaux métalliques améliore aussi le bilan environnemental du parc.

La France des solutions : dans le Lot, CéléWatt fait pousser des parcs solaires citoyens

(La Dépêche du 12 octobre) « Au cœur du Lot près de Figeac, la société coopérative CéléWatt met toute son énergie dans la création de parcs solaires villageois sur les causses du Quercy. La 2e réalisation est lancée et innove avec des supports en bois coupés dans le Lot. »

Pour lire la suite de l’article d’Audrey Lecomte, c’est ici.

(Beaucoup) moins de CO2 émis

Remplacer les supports en acier galvanisé par du bois brut, c’est économiser toute l’énergie nécessaire à l’extraction du minerai, son transport sur des milliers de kilomètres, sa transformation et son façonnage. Qui plus est, les arbres prélevés pour le nouveau parc CéléWatt étant de petite section, ils ont été débardés à l’épaule par une entreprise locale, Le Petit Chêne Noir.

Avec ces supports bois coupés localement, plutôt que leurs équivalents métalliques livrés depuis le Portugal, l’énergie grise est proche de zéro, à l’exception du tronçonnage et du transport local.

Les quelques centaines de chênes destinés au parc de Carayac ont été prélevés sur une parcelle d’environ 100 000 arbres qui sera ensuite laissée au repos. Quelques mois plus tard, les jeunes pousses, en attente de développement depuis plusieurs années , auront pris la place dans la course à la lumière. L’impact du prélèvement aura disparu !

Réduction d’impôt : 25 % jusqu’au 31 décembre

Le financement du parc de Carayac est presque bouclé … donc pas tout à fait. Encore quelques milliers d’euros et notre coopérative aura auto-financé son deuxième parc.

Vous n’êtes pas encore sociétaire ? Le virus qui nous empoisonne la vie depuis des mois vous donne (indirectement !) un coup de main. La souscription au capital de CéléWatt ouvre traditionnellement droit à une réduction d’impôt égale à 18 % des versements effectués dans l’année . Mais pour relancer l’activité économique, le gouvernement a porté temporairement ce taux à 25 % pour tous les versements d’ici au 31 décembre.

Vous êtes déjà sociétaire ? Vous connaissez sans doute notre objectif d’être 500 coopérateurs lors de l’inauguration du parc de Carayac au printemps prochain. Nous sommes déjà plus de 460. Offrir des parts à vos proches, c’est leur donner l’occasion de participer à l’aventure collective d’une énergie citoyenne gérée localement.

Pour recevoir un bulletin de souscription ou pour toute question complémentaire, merci de nous contacter à societaires@celewatt.fr .

Les chênes sont tombés…

Les chênes sont tombés, début septembre, dans la forêt de Cabrerets. Ils feront à peine 30 km pour rejoindre Carayac et y remplir leur nouvelle fonction : porter les 746 panneaux de 335 watt-crête du nouveau parc photovoltaïque imaginé par CéléWatt et concrétisé par les ingénieurs de Mécojit, à Capdenac-Gare.

Si l’idée est simple, sa réalisation a nécessité de nombreuses heures de mise au point et d’essai.

Pour maximiser les caractéristiques mécaniques du bois brut, les chênes ont été coupés hors saison de montée de sève et, pour éviter toute discontinuité dans les fibres, n’ont pas été sciés dans leur diamètre . Atout supplémentaire de durabilité : comme ils ont poussé très lentement sur le sol pauvre du causse lotois, leur coeur, le duramen, est très dense.

Dans le même esprit, les liaisons par boulonnage et les perçages seront réalisées directement sur le terrain. Elles permettront de s’adapter à son relief. Pour Olivier Saintignan et Yanis Desangles, les concepteurs de ce procédé Mécowood, « les assemblages sont ainsi conçus que les approximations générées par un travail de terrain renforcent les pré-contraintes et améliorent la solidité de la structure ».

Une innovation majeure

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’idée, lancée par CéléWatt et brillamment développée par les ingénieurs de Mecojit, est de remplacer les poteaux métalliques, habituels sur tous les parcs photovoltaïques au sol, par une structure en bois de chênes du causse.

Ces arbres poussent lentement, du fait de la pauvreté du sol karstique, et ont peu de débouché hors chauffage, du fait de leur faible diamètre. Mais leur bois est très solide.

Avec cette innovation technique, une première en France à notre connaissance, CéléWatt et Mécojit apportent leur contribution aux enjeux climatiques et énergétiques :

– en diminuant le coût énergétique des matériaux par remplacement de l’aluminium  ;

– en valorisant une ressource locale, le chêne pubescent, coupée à 20 km de Carayac plutôt que de faire venir de loin des supports métalliques ;

– en stockant du carbone dans ces montants de bois ;

– en privilégiant une entreprise régionale, donc réduisant aussi les transports, pour assurer le montage du parc.

Faire confiance aux compétences et ressources locales, c’est aussi ça l’énergie citoyenne et solidaire !

Début de chantier à Carayac

Les travaux de préparation du site ont débuté fin juillet à Carayac avec l’enfouissement des gaines, la clôture de la parcelle avec un grillage « à moutons » et la création d’un lit de sable à l’emplacement qui accueillera la future citerne d’eau suggérée par le SDIS (pompiers du Lot).

Prochaines étapes : en septembre, coupe des arbres à une vingtaine de kilomètres de Carayac puis montage des panneaux sur ces supports bois en octobre .

La mise en production du parc de 250 kWc est prévue début 2021.

Les parcs photovoltaïques prennent-ils des terres agricoles ?

C’est l’idée mise en avant par certains pour s’opposer aux parcs au sol . Outre qu’il s’agit d’une posture générale alors que chaque cas est à étudier avec ses caractéristiques propres (nature du terrain, implantation des panneaux, gestion du site en exploitation…), le site Décrypter l’énergie publie une synthèse éclairante.

La perte de sols agricoles, c’est 80 000 ha chaque année en France, consommés par l’urbanisation, les infrastructures ou l’embroussaillement. A comparer aux 500 ha aujourd’hui couverts par des panneaux solaires et à une estimation totale de l’ordre de 35 000 ha à horizon 2030.

A CéléWatt, nous développons des petits parcs au sol avec le souci de conserver, voire de réinstaller, une activité agricole sur les terrains où nous implantons les supports ; les points bas des panneaux sont fixés de façon à toujours permettre le passage des brebis ou le fauchage.