Retrouvons-nous à la Foire Bio de Figeac

CéléWatt tiendra un stand ce dimanche 15 décembre à la Foire Bio, organisée cette année à Figeac par Bio 46 (espace François Mitterrand, salle du Quercy, de 10 h à 18 h ; entrée gratuite).

Nous vous y accueillerons avec plaisir pour vous présenter le projet de nouveau parc citoyen sur la commune de Carayac ou vous conseiller sur la souscription de parts sociales CéléWatt pour vous ou vos proches.

Nos amis d’ Enercoop Midi-Pyrénées tiendront le stand voisin . Ce sera l’occasion de mieux connaître le fournisseur coopératif d’énergie verte qui permet à CéléWatt de se développer en rachetant notre production à prix garanti sur 25 ans.

Toute la journée, une cinquantaine de producteurs locaux et associations citoyennes, animations gratuites, et buvette de saison hivernale (vin chaud, jus de pommes aux épices …).

Pendant ce temps à Brengues…

…le parc citoyen CéléWatt se prépare à produire ses premiers « vrais » kWh. Non qu’il ait chômé depuis sa mise en service ( déjà plus de 500 000 kWh au compteur) mais parce qu’il doit d’abord rembourser sa dette énergétique.

Il faut en effet dépenser des kWh avant d’en produire, pour fabriquer les panneaux et leurs composants puis les transporter en Europe. Ce temps de retour énergétique s’est réduit grâce à l’efficacité gagnée lors de leur fabrication, de 3 ans auparavant à 1 an et demi aujourd’hui.

Il n’empêche, si le parc de Brengues a commencé dès juin 2018 à produire des kWh, transformés en euros grâce à l’achat de la production par Enercoop, ce n’est bien que début 2020 qu’il produira ses premiers kWh nets.

Cap sur Carayac

On s’est beaucoup activé cet automne chez les bénévoles de CéléWatt pour pouvoir déposer avant la fin de l’année la déclaration préalable de travaux pour un deuxième parc, cette fois-ci sur la commune de Carayac.

Présentation du projet à ses futurs voisins, chiffrage du raccordement avec Enedis, disposition des panneaux avec l’entreprise Mécojit, rédaction des clauses du bail avec la commune et le notaire, réunion avec le pôle EnR de la Direction des Territoires du Lot… le calendrier est serré mais l’enjeu est passionnant .

Et la nouveauté pourrait ne pas s’arrêter là. Nous réfléchissons avec les ingénieurs de Mécojit à une innovation majeure pour la structure même du parc. Encore quelques points techniques à examiner et chiffrer et on vous en dit plus… l’an prochain.

Comment stocker l’électricité ? La sénatrice du Lot invitée par CéléWatt

Angèle PREVILLE, sénatrice du Lot

Le stockage de l’électricité est, à terme, un point clé pour valoriser les énergies renouvelables intermittentes, photovoltaïque comme éolien. Mais cette question ne devrait se poser qu’à l’horizon 2035. D’ici là, notre réseau national, relié à celui de nos voisins européens, permet de réguler ces apports de sources différentes.

C’est l’une des conclusions d’Angèle Préville, sénatrice du Lot, invitée par CéléWatt, le Grand Figeac et Quercy Énergies, à présenter son travail pour l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

La sénatrice poursuivait en décrivant les différentes formes de stockage actuelles et celles qui sont à l’étude dans le contexte d’un essor des énergies renouvelables et de la mobilité électrique.

Du riche débat qui a suivi, on retiendra deux pratiques vertueuses avant même le stockage : la sobriété énergétique et un choix judicieux du moment pour utiliser nos appareils électriques (en journée s’il s’agit de consommer de l’électricité photovoltaïque).

Retrouver l’intégralité du débat dans cette vidéo de la jeune webtélé Doc/d’oc Figeac

Sous la dent des brebis

D’où la bonne nouvelle de cette fin d’été : grâce à une jeune éleveuse en cours d’installation, deux brebis viennent de commencer à brouter autour des panneaux solaires.

En 2016, la parcelle du futur parc de Brengues était une ex-pelouse sèche, envahie de genévriers faute d’entretien. Trois ans et un chantier plus tard, le suivi de végétation, réalisé par le Parc naturel régional des Causses du Quercy, est encourageant.

Les « plantes herbacées qui appartiennent au cortège des pelouses sèches » se développent, « annonçant une recolonisation probable de l’habitat ». Mais, poursuit le Parc, « la gestion du site influencera beaucoup la suite (…) idéalement un pacage, à défaut une coupe régulière avec export » des ligneux.

Il faudra maintenant attendre 2 à 3 ans pour vérifier que combiner solaire au sol et amélioration de la biodiversité, c’est tout bénéfice pour notre planète malmenée.

Réflexion faite…

… c’est sur la commune de Carayac, entre Figeac et Cajarc, que CéléWatt lance les démarches pour construire un deuxième parc villageois de 250 kWc. A l’invitation du maire, nous étudions une implantation sur une parcelle communale, initialement destinée à un projet de lotissement qui ne s’est pas concrétisé.

Comme pour celui de Brengues, l’électricité produite sera vendue à Enercoop, seul fournisseur à soutenir le développement de tels projets citoyens via un tarif d’achat préférentiel sur 25 ans.

Vous avez dit « citoyen » ?

En agriculture, il faut respecter un cahier des charges pour se définir « biologique ». Idem en architecture pour qu’une construction puisse être « BBC Bâtiment Basse Consommation ». Mais rien de tel dans le monde de l’énergie où chacun peut proclamer son projet « citoyen », même s’il est principalement monté par des professionnels du secteur, intéressés aux résultats.

Il y a tant à faire pour développer les énergies renouvelables que tous les projets sont les bienvenus. Mais être un projet citoyen, pour CéléWatt, c’est en plus garantir la transparence ( ici les statuts de la coopérative), avoir une gouvernance collégiale ( là, la composition du Conseil d’administration ; les personnes physiques y sont majoritaires), veiller à l’indépendance des décisions ( ici, le règlement intérieur dissociant intérêt collectif et intérêts privés) et assurer l’absence de conflit d’intérêt (là, les déclarations d’intérêt des administrateurs ; aucune fonction exécutive n’est confiée à une personne directement intéressée au secteur « énergie »).

Épices sait tout

Avec le logiciel Épices, CéléWatt a accès en temps réel à l’état de fonctionnement du parc de Brengues.

Ce système permet de suivre la production au jour le jour mais aussi de révéler les anomalies, d’en quantifier l’ampleur et de générer des alertes envoyées aux administrateurs les plus proches du parc, capables d’intervenir sur site.

Épices est opérationnel à Brengues depuis août 2018. Pour chaque relevé journalier sont disponibles :

Zone bleue: la production optimale attendue

Trait noir: la production effective du parc de Brengues

Cases de couleur: le fonctionnement normal est en vert, les anomalies en jaune ou orange.

Épices Énergie est une filiale d’Hespul, association active depuis 25 ans pour promouvoir le solaire photovoltaïque, et d’Enercoop.

Conférence à Marcilhac

Les Amis de l’Abbaye de Marcilhac sur Célé organisent une conférence sur « Les énergies locales« 

le vendredi 16 août à 16h30, à la salle capitulaire,

pour faire le point sur les énergies renouvelables et locales et discuter des mérites de chacune d’elles.

Avec Vincent Rivière, directeur EDF HYDRO Massif Central, et Bertrand Delpeuch, coopérative CéléWatt.

Un 2ème parc en 2020 ?

Rien n’est encore acquis mais c’est bien l’objectif. En validant le principe d’un nouveau tarif de soutien, Enercoop permet à CéléWatt de poursuivre son projet initial : créer une grappe de parcs solaires autour de la vallée du Célé et des causses environnants. Désormais, avec cet accord de principe, CéléWatt peut lancer les démarches pour un deuxième parc, sur le même format que celui de Brengues : puissance de 250 kWc, location d’un terrain communal, emprise au sol de moins d’un hectare et financement citoyen.

Le choix final du site dépendra fortement du montant du loyer et de la proximité du réseau, donc du coût de raccordement pour injecter les futurs kWh. Il faudra ensuite faire les études techniques d’implantation, présenter la déclaration préalable aux travaux à la Direction Départementale des Territoires et signer un bail avec la commune propriétaire du terrain validé. On entrera alors dans le concret : préparer le terrain avant travaux et assurer leur financement.

Les bénévoles de CéléWatt ne devraient pas manquer d’activités pour les prochains mois…